24 juillet 2008
Constitution : comment Lambert a retourné sa veste
Fermement opposé à la réforme des institutions, le sénateur UMP Alain Lambert a retourné sa veste au dernier moment au nom de la belle amitié qui le lie au président. Il vient d'être nommé à la commission de surveillance de la Caisse des dépôts.
« Voter contre une réforme des institutions ne peut relever d'un caprice. C'est le long aboutissement d'une réflexion approfondie, menée en conscience, sur mes devoirs au regard des Français d'aujourd'hui mais aussi de demain. C'est ce que j'ai essayé de dire, sans succès, tout au long du débat. J'avais demandé d'insérer 4 mots qui ouvraient la voie à une loi organique permettant à terme de mieux consolider tous nos comptes publics. Ceci m'a été refusé. J'en ai pris acte avec tristesse et regret. Je voterai donc contre la réforme». Voici les mots prononcés il y a 5 jours par le sénateur et blogueur Alain Lambert, qui affichait une très ferme hostilité à la réforme des institutions votée par le Congrès à Versailles, comme le prouve également cette vidéo où il s'exprimait au Sénat.
Le sénateur dira aussi à 20 minutes à quel point la réforme le laisse de marbre: « Je suis peu concerné par cette réforme, je pense qu'elle ne sert à rien».
A lire sur Marianne 2
22 juillet 2008
Ce référendum d'initiative populaire que vous ne verrez jamais…
Belle leçon d'enfumage politico-médiatique que le référendum d'initiative populaire censé constituer une avancée démocratique majeure. Une procédure-gadget ultra-encadrée qui ne sera sans doute jamais mise en pratique.
Un exemple de mystification que ce « référendum d'initiative populaire » présenté comme une avancée démocratique majeure. Un modèle de novlangue médiatico-politique, en fait. Car de référendum d'initiative populaire, il n'a jamais été question. Dans le projet de réforme de la constitution c'est bien d'un référendum d'initiative PARLEMENTAIRE dont il s‘agit. Le texte était on ne peut plus explicite : « Un référendum (…) peut être organisé à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales ».
184 parlementaires et 4 millions de français pour poser une question
Pour le dire plus simplement, un référendum pourra éventuellement avoir
lieu à l'initiative de 184 parlementaires s'il est soutenu par
environ…4 millions de Français. En outre, le scrutin ne peut être
organisé que si la proposition de loi n'a pas été examinée dans un
délai d'un an par les assemblées.
La suite sur Marianne 2
Les infirmières s'inquiètent de la perte de certaines missions
Un article de loi prévu à l'automne au Parlement prévoit une dérèglementation qui aboutirait à confier certaines tâches non plus à des infirmières mais à des personnes "moins qualifiées, moins formées et moins payées", posant des problèmes de qualité et de sécurité des soins.
A lire sur NouvelObs.com
Six suicides en deux mois à France Télécom
La CGT alerte sur ce nombre important de suicides dans l'entreprise qui, de son côté, refusant de confirmer le nombre avancé, a indiqué avoir mis en place un dispositif d'écoutes pour les salariés.
[...]
Au total, 13 suicides ont eu lieu entre janvier 2007 et juillet 2008,
compte de son côté la Fapt CGT de Haute-Savoie, dans un communiqué.
[...]
Au niveau national, la CGT, ainsi que les autres organisations
syndicales de France Télécom (CFDT, CGC, FO, Sud), ont demandé le 30
juin la tenue en septembre d'un Comité national santé hygiène sécurité
conditions de travail (CNSHSCT) consacré aux risques psychosociaux
(stress, dépression, etc).
Pour eux, ces suicides, dont certains se sont produits "sur le lieu de
travail", "sont au moins partiellement, la conséquence des
restructurations incessantes, des pressions incessantes et
insupportables de la direction sur les personnels", selon leur
déclaration commune.
L'article en entier sur NouvelObs.com
20 juillet 2008
Gaspillages publics : Elysée, Parlement … au sommet, l’Etat ne montre pas l’exemple
l est certes normal que le chef de l’Etat et les élus de la nation disposent de tous les moyens nécessaires a leurs charges. Mais, qu’ils les augmentent chaque année bien au-delà de l’inflation, voilà qui fait un peu tiquer.
Il
aura fallu attendre cinquante ans de Vème République pour que la Cour
des Comptes soit désormais autorisée à ausculter le budget de l’Elysée
et celui de l’Assemblée. On constate à quel point no élus sont adeptes
du « Faites ce que je dis mais faites pas ce que je fais ». L’administration
est sommée de se réorganiser pour économiser huit milliards d’euros
avant la fin du quinquennat, mais ceux qui lancent ces réformes et les
votent semble s’exclure de l’effort collectif.
La gestion pour le moins dilettantes du budget de l’Elysée comme les privilèges des députés (
retraites en béton et distribution discrétionnaire de subventions )
contredisent la rigueur affichée. Mais c’est sous les ors du Sénat
qu’on vit le mieux. Son président depuis 1998, Christian Poncelet, s’y
trouve d’ailleurs si bien qu’il n’exclut pas, à 80 ans, de rempiler à
l’issue des élections de Septembre …
L'article en entier sur In-ven terre
